Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 22:23

Le Barbier de Séville

 

 

Edouard:

 

La pièce de théâtre que nous sommes allés voir ce soir qui est "Le Barbier de Séville" se laissait regarder. N'étant pas très extraodinaire, comme pourrait le confirmer une charmante vieille dame qui roupillait derrière nous, la pièce en Albanais sous-titrée français n'a pas su combler mes attentes. Un peu ennuyante avec un décor qui manquait de style, des acteurs ne correspondants pas aux caractéristiques décrites dans le livre et pour finir l'absence de multiples passages qui furent coupés de l'oeuvre initiale. Néanmoins nous avons pu découvrir un astucieux jeu d'ombres projeté sur une surface blanche pouvant se moduler et pivoter à l'aide d'une plateforme ce qui donnait un peu de gaité à la pièce. Puis une comédie burlesque accompagnée d'une assez belle mélodie pouvaient nous faire esquisser un sourire pour certain ou apporter une certaine plaisance pour d'autre . Les acteurs bien qu'ils ne soient pas fidéles aux caractéristiques du livre jouent assez bien leur rôle avec un Figaro malin, fourbe  et magnant avec habilité les vers d'une chanson amusante et bien chantée; un Comte Almaviva très décidé, élégant, riche et intelligent; une Rosine amoureuse et tendre pour un et haineuse ainsi que dédaigneuse pour l'autre; un Bartholo aussi perfide qu'un serpent, jaloux, perspicace, cruel et craintif accentuant ce texte d'une interjection "Ha" pour le moins assez marrante; un Bazile avare et perfide et pour finir, un notaire un peu abruti ou simplet. La pièce pour ma part ne m'a pas entièrement déplue. Malgrè certains défauts on peut se laisser prendre  au jeu de cette pièce aux couleurs espagnols.

 

 

Mélodie:

 

Pour ma part la pièce m'a un peu déçue: lorsque nous la lisons nous nous fesons une idée très précise des personnages, de la scène... Et lorsque nous avons été voir la pièce cela ne ressembait pas du tout à ce que je m'étais imaginé. En effet, tout d'abord la scène était "abstraite", il y avait des simples panneaux blancs qui pivotaient, mais nous ne savions pas trop où exactement nous nous trouvions. De plus les personnages et leurs costumes ne ressemblaient pas non plus à ce que j'avais imaginé: Le Comte Almaviva nous l'imaginions jeune plutôt séduisant et l'acteur choisit était plutôt vieux. De même pour Bartholo, qui à l'inverse dans le livre ressemblait plutôt à un vieillard retenant prisonnier Rosine, mais l'acteur choisit était jeune. Leurs costumes étaient des costumes traditionnels d'Albanie, il y avait deux couleurs: Le Comte Almaviva et Figaro en blanc, et tous les autres personnages étaient en noirs.  En ce qui concerne la mise en scène, je ne l'ai pas très apprécié non plus: il y avait des passages coupé, ce qui fesait que des passages plutôt importants ont été supprimé. Le metteur en scène a choisit de faire marcher Bartholo sur la pointe des pieds et courbé, cela ne ma pas vraiment plu. De plus, plusieurs choses étaient répétitifs comme par exemple: les "AHAAAAAHH!!!" de Bartholo qui étaient lourds à la fin, mais aussi les évanouissements de Rosine qui revenaient souvent. Il fallait bien suivre la pièce car comme elle était en Albanais il fallait lire les sur-titres. Mais nous avons tout de même bien rit avec les autres lycéens autour de nous.

 

 

 

Mélissa: J'étais assez curieuse à l'idée d'aller voir Le Barbier de Seville mais lorsque j'ai appris que la pièce serait en albanais sous-titrée français j'ai eu quelques réticences. Je m'y suis donc rendu avec la peur de m'ennuyer... Au départ certes, la langue est assez destabilisante, mais on s'y fait, on apprend à balader notre regard entre les comédiens et les sous-titres. Personnelement, la mise en scène n'était pas vraiment à mon goût, même si l'idée du décor qui se déplace était originale. J'ai aussi été surprise par le choix des comédiens, pour moi le comédien destiné à jouer le comte aurait été plus crédible en Bartholo et vise-versa. Certain jeu des comédiens m'ont parfois agacée. La manie de Bartholo de crier de toute ses forces lorsqu'il est contrarié, celle de Rosine de descendre lentement en regardant le ciel, si elle peuvent amuser au début, elles deviennent vite lourde. Je ne vois pas non plus l'utilité de faire marcher si lentement et si courbé Bartholo. Au final j'ai un avi mitigé sur cette représentation, car si je ne m'y suis pas fermement ennuyée, je ne l'est pas non plus trouvée extraordinaire.

 

 

 

 

 

Amandine :

 

 

En allant au théâtre je m’attendais à quelque chose de plus plaisant. J'ai été déçu surtout quand nous avons appris que la pièce était en Albanais. Quand la pièce a commencé, la première chose qui m’a surprise c’est le fait que le conte Almaviva était plus vieux que Bartholo. Dès le début, la musique a accompagné les paroles et les gestes des acteurs, mais elle n’était pas assez joyeuse a mon gout, alors qu’a certain moment on pouvait sentir la joie de acteurs, par exemple a la fin quand le conte se mari avec Rosine. Par contre les musiciens avaient un jeu très fin, je l’ai surtout remarqué avec la violoniste. J’ai trouvé la pièce écrite plus plaisante. Figaro avait l’air plus malicieux et fourbe dans le livre que sur scène. Une des choses que j’ai bien aimé c’est le décor. Ces panneaux blancs d’un coté et plus sombres de l’autre, mettaient bien en scène la rue puis l’intérieur de la maison grâce au plateau qui tournait. Il est dommage qu’il n’y avait que deux couleurs qui dominaient, le blanc et le noir. Pour finir je dirais que c’est dommage qu’il n’y avait que la moitié des répliques de sous-titrés. Malgré tout ce que j’ai dis, j’ai bien aimé la pièce de théâtre même si elle aurait intéressée plus de monde si elle avait été en français.


Chloé:

 

La pièce de théâtre que nous avons été voir ne m'a pas vraiment plu. Tout d'abord, j'ai été déçue lorsque j'ai vu les acteurs sur scène car ils ne correspondaient pas du tout à ce que j'avais imaginé. En effet, contrairement au livre, Bartolo était représenté par un acteur plutôt jeune et à l'inverse, le Comte par un acteur plus agé. De plus dans le livre on éprouve plus de la sympathie pour le Comte alors que dans la pièce il apparait sûr de lui c'est pourquoi on à tendance à prendre Bartolo en pitié. J'ai trouvé la mise en scène "simple", le décor etait monotone, en effet sur scène il n'y avait seulement que deux couleurs, le noir et le blanc, même les vêtements des acteurs étaient de ces couleurs. De plus il était facile de se perdre pendant la pièce car les lieux n'étaient pas bien mise en évidence puisque la scène avait pour seul décor une sorte de plateforme pivotante. Cependant j'ai aimé le fait de voir la pièce en Albanais, et devoir lire les sous-titres ne m'a pas gênée pour suivre l'histoire. J'ai apprécié aussi la présence des musiciens sur scène qui jouaient à certains moments de la musique car j'ai trouvé que ça rendait la pièce plus vivante, plus joyeuse.

 

 

 

 

Lolita :

 

Je trouve la pièce en elle-même plutôt ennuyante, cependant il est vrai que c'est toujours plus attractif de voir la mise en scène que de lire la pièce. Par rapport aux personnages, j'ai trouvé qu'ils étaient très mal choisit, je pense que le fait d'inverser les âges entre les personnages, les jeunes et les moins jeunes n'était pas une bonne idée. J'ai trouvé en effet que cela ne fesait pas réel et cassait le mythe du beau couple jeune avec le vieux méchant. On remarque parfois des soupçons d'ironie dans la mise en scène de Eric Vigner comme les nombreux évanouissements de Rosine et les cris de Bartholo. Je pense que cela était trop éxagéré à mon goût même si c'est le but. J'ai beaucoup apprécié le fait que le décor soit mobile et puisse tourner sur lui-même cependant les couleurs étaient un peu trop ternes. L'idée de mettre la pièce en Albanais dans la langue du pays où elle a été réalisé me semblait être bien pour le son, pour connaître et entendre ce langage peu commun. Néanmoins c'était pour moi difficile de lire les sous-titrages et de rester concentré sur la scène. Peut-être cela aurait-il été plus plaisant en français, il faut voir. Je remarquerais également que la musique que jouait l'orchestre était très jolie mais parfois un peu trop mélancolique pour certaines scènes. Je finirais par dire que cette pièce ne m'a pas tant que ça plu. Il est tout de même intérréssant de se rendre compte de la différence qu'il peut y avoir entre une lecture et une mise en scène.

 

 


Audrey :

      A l'inverse de ce qu'on dit mes chers camarades de 1ère ES2, j'ai plutôt apprécié la pièce de théâtre. Tout d'abord, j'ai trouvé original et assez particulier d'adapter une pièce de théâtre française en albanais. Pour ma part, cela ne me dérangeait pas plus que ça puisqu'il y avait des sous-titrages en français et c'était intéressant de découvrir et d'entendre cette langue peu courante. En revanche, j'ai trouvé dommage qu'il n'y ait pas toutes les répliques sous-titrées. La mise en scène m'a beaucoup plu. Au début de la pièce, on se doute que les acteurs sont dans la rue mais lorsque le plateau se tourne, il laisse apparaître la maison de Bartholo alors qu'on ne pouvait s'imaginer un tel décor derrière le 'mur'. De plus, la musique était parfois entrainante, ce qui rendait un peu plus de gaité à la pièce. Pour finir, le choix des acteurs était assez étonnant et paradoxal mais je pense qu'Eric Vigner l'a provoqué volontairement. En effet, dans la pièce de Beaumarchais, Bartholo est considéré comme vieux, laid, jaloux et possessif alors que dans la pièce en albanais, il est plus beau et plus jeune que le Comte. Je peux même dire qu'à la fin de la pièce, j'avais de la pitié pour Bartholo alors que je n'en avais pas du tout dans la lecture du livre. Je peux donc dire qu'il est fort intéressant de voir les différences entre une mise en scène et une lecture car on ne ressent pas du tout les mêmes choses. Pour finir, malgré que la pièce m'ait plu, j'ai quand même préféré la lecture du livre puisqu'elle laisse place à notre imagination.

 

Sarah :

J'ai trouvé la piece plutot ennuyante.Tous d'abord j'ai trouvé difficile de suivre la pièce et en meme temps lire les sous titres.J'ai trouvé que le décor manquait de couleur et que l'association du blanc et du noir sur le decor ainsi que sur les costumes des personnages donnait a la piece un aspect terne.Cependant,les musiciens rajoutaient un plus à la pièce et accentuait les aspects ironiques comme lorque Rosine s'évanouit.J'ai été déçu du choix des personnages et particulierement pour Dom Juan car un personnage jeune et plutot beau aurait été mieux approprié.Cependant,il est intéressant de constater la difference entre une lecture et une mise en scene.

Par 1ES2 Loth 2009-2010 - Publié dans : Théâtre
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 09:13

Ce soir, la 1ère ES2 et la 1ère L du lycée iront au Grand Théâtre de Lorient assister à la représentation du Barbier de Séville de Beaumarchais dans la mise en scène d'Eric Vigner. Ce spectacle s'annonce intéressant car la présentation annonce beaucoup d'originalité.

En voici quelques extraits :

 

link

 

"Après une première expérience de création internationale d’une pièce classique ( Le Bourgeois Gentilhomme ; créé en 2004 à Séoul, en Corée du Sud), Eric Vigner s’est rendu à Tirana en avril 2007, pour y rencontrer les comédiens du Théâtre National de Tirana, et un pays, l’Albanie, qui, pendant 50 ans, a subi la tyrannie, l’isolement contraint, le repli sur soi (comme Rosine emprisonnée par Bartholo). De cette terre presque vierge de l’influence de l’Occident, il a retenu les femmes habillées tout de noir, les pêcheurs rentrés au port qui entonnent des polyphonies typiques du pays.

Sa décision de créer Le barbier de Séville à Tirana provient d’une photo, faite en 1870, alors que l’Albanie était sous occupation ottomane et que les révoltes se succédaient. L’un des chefs de l’insurrection, Myrto Dani, rencontra le photographe Pjetër Marubi. Il se rendit dans son studio, s’installa sous une verrière qui distillait une lumière naturelle et, vêtu de la jupe blanche traditionnelle, accoudé à un guéridon, il posa avec un ami face à l’objectif. 140 ans plus tard, Eric Vigner vit cette photographie exposée à Shkodra (petite ville située au nord-ouest de Tirana) et s’en inspira pour sa création, cherchant à mettre en résonnance l’histoire du Figaro de Beaumarchais, figure du peuple osant prendre la parole, avec l’histoire de l’Albanie, découvrant les promesses de la liberté ; faire vibrer l’éclat du blanc et la profondeur du noir des photographies dans l’espace même du théâtre. Et aussi essayer la puissance de l’abstraction et amener les comédiens hors des sentiers du jeu naturaliste (tradition russe dont ils sont les héritiers).

Le théâtre de Tirana offre des possibilités techniques modestes (un jeu de lumière restreint, un plateau tournant) ; mais celles-ci deviennent la clé de voûte d’une mise en scène qui se veut recherche, essai sur l’art cinétique, offrant aux personnages en noirs et blancs un écrin de dentelle, comme une boîte à musique.

Cette musique, on la retrouve dans les compositions du clarinettiste Fatos Qerimaj (« Michel Portal » albanais), qui cherche un point d’équilibre entre musiques traditionnelles et contemporaines ; rencontre entre l’Espagne de Séville et l’Orient de Tiran. On trouve aussi une autre grande tradition de la musique albanaise : les polyphonies.

Le décor et les costumes, en noir et blanc, s’inspirent donc de l’immense et très singulier patrimoine iconographique sur l’Albanie traditionnelle accumulé à Shkodra entre 1858 et 1936 par les Marubi, photographes de père en fils. A travers plus de 150 000 mises en scène photographiques, les Marubi ont constitué une une véritable œuvre ethnologique où apparaissent l’Albanie ottomane, puis l’Albanie indépendante jusqu’à l’occupation du pays par Mussolini et l’instauration de la dictature communiste en 1944.

 

 

 

 

 

 

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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 15:40

 

 

 




Le miroir brisé

Le petit homme qui chantait sans cesse
le petit homme qui dansait dans ma tête
le petit homme de la jeunesse
a cassé son lacet de soulier
et toutes les baraques de la fête
tout d'un coup se sont écroulées
et dans le silence de cette fête
j'ai entendu ta voix heureuse
ta voix déchirée et fragile
enfantine et désolée
venant de loin et qui m'appelait
et j'ai mis ma main sur mon cœur
où remuaient
ensanglantés
les sept éclats de glace de ton rire étoilé.

 Jacques Prévert

 

Cette image représente la mélancolie,  je pense que le cœur de l’homme dans le poème est rempli de tristesse, sans doute de la perte d’un être cher. Alors qu’il est à une fête, il croit entendre la voix et le rire de cette personne disparue, son cœur se glace, il sait que ce n’est pas possible. Le reflet du ciel dans le miroir d’eau glacial est comme  ce rire étoilé : lointain, inaccessible, perdu, inoubliable.

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Samedi 27 mars 2010 6 27 /03 /Mars /2010 14:41

L'école des Beaux-Arts:




-cole-des-beaux-arts.jpg


Dans une boîte de paille tressée

Le père choisit une petite boule de papier

Et il la jette

Dans la cuvette

Devant ses enfants intrigués

Surgit alors

Multicolores

La grande fleur japonaise

Le nénuphar instantané

Et les enfants se taisent

Émerveillés

Jamais plus tard dans leur souvenir

Cette fleur ne  pourra se faner

Cette fleur subite

Faite pour eux

A la minute

Devant eux.

 

Jacques Prévert


Source de l'image
: photo prise lors d'un voyage en Croatie

 

Cette photo à été prise depuis un bateau.Quand on se penche pour admirer le mouvement des vagues, on se laisse aller à rêver et l'on peut imaginer ce que l'on veut dans l'eau turquoise et la  forme de l'écume . Hélas ces formes instantanées disparaissent aussi vite qu'elles surgissent dans notre imagination. Grâce à la photo elles sont immortelles sur le papier telle la fleur du poème dans le souvenir des enfants.

 

Marie

 

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Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 21:43

Quel jour sommes-nous 
Nous sommes tous les jours 
Mon amie 
Nous sommes toute la vie 
Mon amour 
Nous nous aimons et nous vivons 
Nous vivons et nous nous aimons 
Et nous ne savons pas ce que c'est que la vie 
Et nous ne savons pas ce que c'est que le jour 
Et nous ne savons pas ce que c'est que l'amour.

 

 


 

J'ai choisi cette image parce qu'elle represente l'innoncence car je trouve que les 3 dernieres phrases de la photo-fran-ais.jpg chansons font penser à l'innocence

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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /Fév /2010 20:39


Rue de Seine


Rue de Seine dix heures et demie
le soir
au coin d'une autre rue
un homme titube... un homme jeune
avec un chapeau

un imperméable

une femme le secoue...

elle le secoue

et elle lui parle
et il secoue la tête
son chapeau est tout de travers
et le chapeau de la femme s'apprête à tomber en arrière
ils sont très pâles tous les deux
l'homme certainement a envie de partir...
de disparaître... de mourir...
mais la femme a une furieuse envie de vivre[Critique] Revolutionary Road (Noces rebelles) est loin d'être convaincant
et sa voix

sa voix qui chuchote
on ne peut pas ne pas l'entendre
c'est une plainte...
un ordre...
un cri...
tellement avide cette voix...
et triste
et vivante...
un nouveau né malade qui grelotte sur une tombe
dans un cimetrère l'hiver...
le cri d'un être les doights pris dans la portière...
une chanson
une phrase
toujours la même
une phrase
répétée...
sans arrêt
sans réponse...
l'homme la regarde ses yeux tournent
il fait des gestes avec les bras
comme un noyé
et la phrase revient
rue de Seine au coin d'une autre rue
la femme continue
sans se lasser...
continue sa question inquiète
plaie impossible à panser
Pierre dis-moi la vérité
Pierre dis-moi la vérité

je veux tout savoir
dis-moi la vérité...
le chapeau de la femme tombe
Pierre je veux tout savoir
dis-moi la vérité...
question stupide et grandiose
Pierre ne sait que répondre
il est perdu
celui qui s'appelle Pierre...
il a un sourire que peut-être il voudrait tendre
et répète
Voyons calme toi tu es folle
mais il ne croit pas si bien dire
mais il ne voit pas
il ne peut pas voir comment
sa bouche d'homme est tordue par son sourire...
il étouffe
le monde se couche sur lui
et l'étouffe
il est prisonnier
coincé par ses promesses...
on lui demande des comptes...
en face de lui...
une machine à compter
une machine à écrire des lettres d'amour
une machine à souffrir
le saisit...
s'accroche à lui...
Pierre dis-moi la vérité


Cette image reprèsente un couple. La femme semble vouloir savoir quelque chose que l'homme lui cache. J'ai trouver que cette image reprèsentat bien la scène qui est décrite dans ce poème.

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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /Fév /2010 18:58
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D
ans les manèges du mensonge
Le cheval rouge de ton sourire
Tourne
Et je suis là debout planté
Avec le triste fouet de la réalité
Et je n'ai rien à dire
Ton sourire est aussi vrai
Que mes quatres vérités.




-
J'ai choisie cette image pour ce poème car, quand on le lit, on peut supposer que Prévert fait des allusions a un carrousel.

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 18:49
Le discours sur la paix

Vers la fin d'un discours extrêmement important
le grand homme d'Etat trébuchant 
sur une belle phrase creuse
tombe dedans
et désemparé la bouche grande ouverte
haletant
montre les dents
et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements
met à vif le nerf de la guerre
la délicate question d'argent.

hypocrite

Dans ce poème, "discours sur la paix" mon interprétation m'amène à penser que Prévert se moque de la politique, je dirais même qu'il y prend un certain plaisir en utilisant des exagérations plutôt drôles.
Prévert met aussi l'accent sur l'hypocrisie des hommes politiques.
J'ai donc choisi cette image (ironique) qui fait croire que l'homme politique est comparable à un saint ou un être pur tout comme le poème.
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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /Fév /2010 15:37

L'ordre nouveau


Le soleil gît sur le sol
Litre de vin touse brisé
Une maison comme un ivrogne
Sur le pavé s'est écroulé
Et sous son porche encore debout
Une jeune fille est allongée
Un homme à genoux près d'elle
Est en train de l'achever
Dans la plaie où remue le fer
Le coeur ne cesse de saigner
Et l'homme pousse un cri de guerre
Comme un absurde cri de paon
Et son cri se perd dans la nuit
Hors la vie hors du temps
Et l'homme au visage de poussière
L'homme perdu et abîmé
Se redresse et crie "Heil Hitler!"
D'une voix désespérée
En face de lui dans les débris
D'une boutique calcinée
Le portrait d'un vieillard blême
Le regarde avec bonté
Sur sa manche des étoiles brillent
D'autres aussi sur son képi
Comme les étoiles brillent à Noël
Sur les sapins pour les petits
Et l'homme des sections d'assaut
Devant le merveilleux chromo
Soudain se retrouve en famille
Au coeur même de l'ordre nouveau
Et remet son poignard dans sa graine
Et s'en va tout droit devant lui
Automate de l'Europe nouvelle
Détraqué par le mal du pays
Adieu adieu Lily Marlène
Et son pas et son chant s'éloignent dans la nuit
Et le portrait du vieillard blême
Au milieu des décombres
Reste seul et sourit
Tranquille dans la pénombre
Sénile et sûr de lui.



                                                                                                                 Page376


Imagee.jpg


J’ai choisi cette image car à la première lecture de ce poème, j’ai tout de suite ressenti une certaine indifference, cruauté entre les hommes.

En effet, un homme poignarde une femme dans la rue sans ressentir aucun remord et ensuite, va dîner tranquillement en famille.

L’image montre une femme qui ignore complètement l’homme en dessous d’elle, sans maison, alors qu’elle va retirer de l’argent. C’est donc une forme d’indifference qu’on retrouve également dans le poème.

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /Jan /2010 20:51

La belle saison
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A jeun perdue glacée
Toute seule sans un sou
Une fille de seize ans
Immobile debout
Place de la Concorde
A midi le Quinze août.


J'ai choisi cette image car elle représente une jeune fille qui a l'air de rever. Et je pense que lorsqu'on a 16 ans, la plupart du temps, on reve, on est perdu entre l'innocence et nos projets d'avenir. Cette jeune fille regarde vers le ciel, mais le ciel, quelque-part c'est le néant, je pense que le ciel représente l'avenir de cette jeune fille, parce qu'elle ne sait pas ce qu'il lui réserve. Donc elle le regarde comme si elle regardait son avenir et elle rève...

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Mercredi 20 janvier 2010 3 20 /01 /Jan /2010 20:29

Premier Jour

imagesCADPHVQC.jpg

Des draps blancs dans une armoire
Des draps rouges dans un lit
Un enfants dans sa mère

Sa mère dans les douleurs
Le pêre dans le couloir
Le couloir dans la maison
La maison dans la ville
La ville dans la nuit
La mort dan un cri
Et l'enfant dans la vie.


j'ai choisi cette image car la piece obscure représente la mort, le paysage représente la vie( la naissance du nouveau né) et enfin, la chaise représente l'endroit ou le pêre était quand a la mere elle n'est pas représentée car elle est morte. Il ne reste plus que le pêre ,l'enfant et la perte(mort) d'une mere.

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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 18:06

Chanson de l'oiseleur

L'oiseau qui vole si doucement
L'oiseau rouge et tiède comme le sang
L'oiseau si tendre l'oiseau moqueur
L'oiseau qui soudain prend peur 
L'oiseau qui soudain se cogne 
L'oiseau qui voudrait s'enfuir 
L'oiseau seul et affolé 
L'oiseau qui voudrait vivre 
L'oiseau qui voudrait chanter 
L'oiseau qui voudrait crier 
L'oiseau rouge et tiède comme le sang 
C'est ton coeur jolie enfant 
Ton coeur qui bat de l'aile si tristement 
Contre ton sien si dur et si blanc  

294ae7b1-1-.jpg


J'ai choisi cette image car elle représente bien le poéme qui dit que le coeur a des ailes. On peut supposer que ce coeur est l'oiseau rouge et tiède comme le sang .

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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 17:29


L'accent Grave

Le Professeur:
Elève Hamelet

L'élève Hamelet ( sursautant ):
...Hein... Quoi ...Pardon... Qu'est ce qu'il se passe... Qu'est ce qu'il y a ... Qu'est ce que c'est ?...

Le Professeur ( mécontent):
Vous ne pouvez pas repondre "présent" comme tout le monde?  Pas possible,vous  étiez encore dans les nuages.

L'élève Hamelet :
Etre ou ne pas être dans les nuages!


Le Professeur :
Suffit. Pas tant de manière. Et conjuguez-moi le verbe être, comme tous le monde, c'est tout ce que je vous demande.

L'élève Hamelet:
To be...


Le Professeur :
En français, s'il vous plaît, comme tous le monde.

L'élève Hamelet :
Bien Monsieur. (il conjugue)
Je suis ou je ne suis pas
Tu es ou tu n'est pas
Il est ou il n'est pas
Nous sommes ou nous ne sommes pas ...


Le Professeur (excessivement mécontent ) :
Mais c'est vous qui n'y êtes pas, mon pauvre ami !

L'élève Hamelet :
C'est exact, monsieur le professeur,
Je suis "où" je ne suis pas
Et, dans le fond, hein, à la réflexion
Etre "où" ne pas être
C'est peut être aussi la question.


imagesCAAJK23L.jpg

J'ai choisi cette image avec un petit garçon en classe qui rêve au lieu de suivre le cour car cela représente bien l'élève Hamelet du poéme .

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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 17:17

Le Cancre

Il dit non avec la tête
mais dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
                                      on le questionne                                      
et tous les probleme sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
 sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur

 

bonnet-d-ane-1-.jpg
J'ai choisi cette image car le cancre est un enfant paresseux et nul.Avant quand ils etaient pas sage on les punisait en les mettant dan un coin avec le fameux bonnet d'ane qui est représenter sur l'image .

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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 15:04

            LE MESSAGE

La porte que quelqu'un a ouverte
La porte que quelqu'un a refermée
La chaise où quelqu'un s'est assis
Le chat que quelqu'un a caressé
Le fruit que quelqu'un a mordu
La lettre que quelqu'un a lue
La chaise que quelqu'un a renversée
La porte que quelqu'un a ouverte
La route où quelqu'un court encore
le bois que quelqu'un traverse
La rivière où quelqu'un se jette
L'hôpital où quelqu'un est mort.

                                 Jacques PREVERT, Paroles

new-york-meilleure-photographie-rue 53388[1]
                                                                      www.linternaute.com

   J'ai choisi cette image car elle représente la vie quotidienne. Tout comme dans le poème, sur cette photographie les gens vivent en société mais ne prettent pas attention aux gestes de chacun ni à ce qui les entoure.


  

Par 1ES2 Loth 2009-2010 - Publié dans : Un poème une image : Prévert, "Paroles" :
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